Samedi 18 avril 2009
   bon petit livre de poche ( 90 pages ) sortie en 2003 ,et encore disponible pour 1,90 euros. L'auteur  Marc Zisman raconte avec un style humoristique et touchant , l'histoire du funk , les genres musicaux qui sens inspire  , et les artists essentiels,sans oublier les albums conseillés qui sont de vrais perle.
 

Présentation de l'éditeur
A la fin des années 1960, le bouillonnant James Brown devient la première star d'un style nouveau qui va faire des ravages le funk est né ! Il fera vite école. Derrière celui que l'on surnomme bien, vite " le parrain du funk ", plusieurs générations de musiciens vont donner à cette musique noire toute sa richesse, et plonger dans la folie (George Clinton, Sly & the Family Stone), la pousser vers les pistes de danse du disco (Kool & the Gang, Earth Wind & Fire) ou célébrer d'étonnantes fusions avec la pop grâce à Prince, dernier grand génie du genre. Marc Zisman, journaliste spécialisé, retrace l'histoire haute en couleurs d'un funk aux mille facettes qui influence plus que jamais les musiques actuelles, du rock des Red Hot Chili Peppers au rap de Puff 'Daddy, en passant par la house et la techno.

Par papafonk
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 17 avril 2009
l'autobiographie du parrain de la soul , le génial inventeur du funk raconte son histoire
et nous fait découvrire sa vie , de son enfance trés touchante au démélés judiciaire et le plus important cet 50 ans de carriere  j'ai passé un momment exceptionelle a lire cette Artist sans égal  .Un vrai testament pour les fan comme moi . edité en 2005

les auteurs

Lorsque James Brown sort son premier disque Please, please, please en 1956, il révolutionne la musique en inventant la Soul, puis plus tard, le Funk. James Brown enchaîne alors tube sur tube et culmine dans les hit-parades du monde entier avec une musique exprimant la révolte d’un homme qui a grandi dans une société conformiste, conservatrice et raciste.

Derrière la « légende James Brown », il y a une véritable histoire qui n’a encore jamais été racontée. Celle d’un homme élevé dans le Sud des Etats-Unis, dont la force de caractère et la volonté d’atteindre les sommets n’ont eu d’égal que ses propres démons intérieurs.

james brown est le génial inventeur de plusieurs styles musicaux comme la soul et le funk .
Il a été intronisé par le magasine TIME (( Homme noir le plus important des Etat-Unis))

 
city editions 2005

Par papafonk
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 avril 2009

Le Mot de l'éditeur : "James Brown"

Depuis les débuts professionnels de James Brown en 1956 jusqu'à ses performances récentes, cet ouvrage retrace ses 50 ans de carrière tout en racontant l'évolution de la musique noire américaine, de Ray Charles à Miles Davis en passant par Sam Cooke, Otis Redding, Aretha Franklin, Curtis Mayfield, George Clinton, Sly Stone, les Meters, les Temptations, leslsley Brothers, etc. Véritable roman de la musique noire, ce livre magnifiquement illustré raconte l'invention et les transformations successives de la soul et du funk, des pionniers du gospel et du rhythm' n'blues jusqu'au hip-hop contemporain.

Biographie (broché). Paru en 06/2005
Par papafonk
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 16 avril 2009
  La plus grande plume du rock sort donc un livre FUNK taille XXL, et revient sur la vie d'un monstre sacré de la musique, à savoir James Brown Pour rendre hommage à cette icône de la soul, Philippe Manoeuvre retrace la vie du chanteur dans une biographie qu'il illustre de 150 sublimes photographies, souvent inédites . Le contenu est a la dimmension du livre ,et de l'artist  ENORME . merci mr Manoeuvre pour cette perle .

Présentation de l'éditeur
Mesdames et messieurs, Star Time ! L'histoire de James Brown (1933/2006) est un fantastique roller coaster américain traversant quatre décennies de haute turbulence. Héros des classes laborieuses, James Brown est l'archétype du chanteur issu des bas-fonds qui se hisse au sommet de la pyramide du show-business en sculptant son œuvre dans des rivières de sueur. Mieux que quiconque, James Brown incarne la nation noire américaine, ses rêves d'Afrique, ses souffrances de Harlem. Danseur phénoménal, hurleur infatigable, roi des one nighters, James Brown devient, à 30 ans, le symbole
absolu de la réussite. Premier noir américain à posséder son propre avion, il est le seul rival de Mohamed Ali, le soul brother number one. La chute n'en sera que plus dure ! Mais James Brown est un homme d'airain. Boudé par l'Amérique, il s'envisage
comme la première star globale et part à la conquête de la planète. Chacun de ses passages en France finira en apothéose totale. James Brown devient un mythe, un modèle, une source d'inspiration pour toute la jeune tribu hip-hop. Au fil des pages, nous suivons la montée en puissance de ce personnage
atypique, sûr et certain de sa propre importance et persuadé d'accomplir la volonté divine. Par ses looks flamboyants, ses coiffures sculpturales et ses disques révolutionnaires, James Brown a dynamité toutes les lois du show-business moderne et inspire encore nombre de créateurs. Ce livre hommage, richement illustré de sublimes témoignages photographiques et de reproductions de pochettes rares ou mythiques, est le mausolée élevé au César Noir de la Soul, inventeur du funk, inspirateur ultime de la nation hip-hop. Ladies and gentlemen, are you ready ? Mesdames et messieurs, êtes-vous prêts ????


dimensions hors norme de l’ouvrage - 31 cm sur  43 
Ed. du Chêne, 192 p

Par papafonk
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 14 avril 2009

 BRAVO la fnac, voila une trés bonne initiative  , et pour 3 euro les néophytes seront comblés
et découvrirons des albums de légende , Rhytm'N'Blues , Soul, Funk ,Disco , Acid Jazz , R&B , Nu Soul
( 150 au total ), trés bonne sélection dans tout les genres ,photo et commentaire que l'ont apprécie pour chaque albums. seul point négatif la présence de Best Of et autres Anthology qui c'est vrai
reste un bon moyen de découvrire les artists , mais qui fais grincer des dents les initiés comme moi , mise a part ca ce guid fera plaisir a tout les amateur de groove d'hier et d'aujourd'hui              
A noté sur place vous trouverais 50 de ces album indispensables a un trés bon prix qui varie de 7 euro ,10 euro
et 14 euro pour les doubles 
.

Par papafonk
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 11 juillet 2008
La France qui Groove… C'est une centaine d'amateurs (collectionneurs, vendeurs de disques, DJs, responsables de labels indépendants, organisateurs de concerts et de soirées, créateurs de sites Internet, animateurs à la radio, musiciens, danseurs, journalistes…) qui racontent leurs expériences et leur passion de la Soul et du Funk.
L'auteur coordonne tous ces témoignages constitués d'histoires et de cultures singulières, les met en perspective et les confronte à d'autres sources, écrites (Rock & Folk, Jazz Hot), audiovisuelles (archives publiques et privées) et picturales (photographies, pochettes de disques, tickets de concerts, créations graphiques). Ce travail trouve ainsi sa place parmi les trop rares recherches menées en histoire culturelle de la musique.
Dans ce tableau historique d'un demi-siècle, les musiques Soul/Funk apparaissent comme productrices d'imaginaire collectif, comme représentatives de phénomènes sociaux et comme révélatrices d'identités, particulièrement liées aux banlieues françaises. On y retrouve différents projets ponctués de réussites ou d'échecs, les ressentiments des acteurs victimes d'exclusions et de discriminations mais aussi les joies et les plaisirs véhiculés par ce goût musical.
Avec une réflexion courageuse et opiniâtre, l'auteur fait coïncider l'analyse scientifique avec un travail de militant envers une culture populaire qu'il estime.


Vincent SERMET

Vincent Sermet est docteur en histoire. Il a soutenu sa thèse en 2006 à l'université de Marne la Vallée où il a été chargé de cours de 2003 à 2006.

un magnifique livre A se procurer d'urgence


Par dorian
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 8 juillet 2008

Capitale secrète du rock et de la soul

par Sebastian Danchin
illustration de Phil Donny

Au cœur des années soixante, la minuscule agglomération semi-rurale de Muscle Shoals devient l’une des grandes capitales musicales de la planète, capable de rivaliser par son impact et son rayonnement avec New York, Londres et Los Angeles en donnant naissance à ce qu’il est désormais convenu d’appeler le Muscle Shoals sound. S’y croisent notamment les Rolling Stones, Paul Simon, Aretha Franklin, Wilson Pickett, Rod Stewart, Cher, Bobby Bland, Boz Scaggs, Art Garfunkel, Etta James ou Little Milton, pour ne citer que la pointe de l’iceberg. Si les univers musicaux de Memphis, Detroit, Nashville ou La Nouvelle-Orléans ont fait l’objet de nombreuses publications, Muscle Shoals reste à ce jour une entité floue, un nom à l’exotisme abstrait tout juste évocateur d’enregistrements mythiques. Avant de gagner sa place au soleil, les Shoals, terre du Vieux Sud pétrie d’évangélisme, ont traversé bien des épreuves. Du premier studio improvisé à la poignée de survivants, à l’ère des ProTools, les épreuves et les tribulations christiques de ce coin perdu du Bible Belt méritaient d’être contées, dans leur pleine dimension historique et sociale. Car cette ascension spectaculaire n’est pas seulement une belle fable musicale ; elle permet aussi de voir comment le sens de l’entreprise propre à l’Amérique triomphante de l’après-guerre est venu affecter les régions les plus reculées d’un Sud décidé à sortir de l’ombre, un siècle après sa défaite. En remontant le fil de l’histoire, en suivant le parcours humain de ses principaux acteurs et en détaillant l’abondance de sa moisson artistique, Sebastian Danchin rompt avec le secret afin que Muscle Shoals trouve enfin sa place sur la grande scène de la soul et du rock.

Docteur ès lettres, Sebastian Danchin est historien et musicien, spécialiste des musiques noires et de l’Amérique. Il travaille aussi bien pour le cinéma (la série The Blues de Martin Scorsese) que pour la radio ou le disque. Il a publié plusieurs biographies de référence (B.B. King, Elvis Presley et Aretha Franklin), ainsi que Memphis Blues (avec J.J. Milteau, dont il est le producteur) et L’Encyclopédie du rhythm and blues et de la soul.

 

 

Par dorian
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008
Cette définition est tirée du livre Encyclopédie du Rhythm & Blues et de la soul (à vous procurer d'urgence)

"Le funk, c'est un style fait pour ceux qui veulent danser et s'amuser, un style permettant de lever d'emblée toute inhibition. Je ne sais pas à quand ça remonte, probablement aux premiers tambours. Un type qui tape sur ses genoux ou ses cuisses avec le plat de la main et qui obtient ce rythme syncopé, très différent de celui du vieux blues ou du swing des big bands. Dum-da-doo-dum-bah ! Sans le vouloir, le cou se met à onduler, tout le corps danse. Je ne sais pas d'où ça vient, mais si on me demandait, je dirais probablement du Vieux Sud, peut-être même de La NouvelleOrléans." Cette définition de Maceo Parker, l'un de ses défenseurs les plus ardents, montre que le funk n'a pas attendu l'ère soul pour se manifester dans la musique afro-américaine. Il faut pourtant attendre les saisons 1970 et 1971 pour voir fleurir dans les charts de nombreux hits porteurs du mot funk et de l'adjectif funky qui s'y rattache. Willie Henderson & the Soul Explosions ouvrent le feu avec
Funky Chicken, James Brown poursuit avec Funky Drummer avant d'enchaîner quelques mois plus tard en enregistrant Make It Funky, les Chambers Brothers chantent Funky, Kool & the Gang évoquent un Funky Man, Paul Humphrey vante les mérites de Funky L.A., Beginning of the End ceux de Funky Nassau, Pop corn Wylie intitule son unique best-seller Funky Rubber Band, et Wilson Pickett s'installe dans une Funk Factory. Un autre succès majeur de cette ère funky dans les ghettos est le manifeste d'Edwin Starr, Funky Music Sho Nuff Turns Me On (Le funk me branche vraiment), publié sur Gordy; la chose est paradoxale car Gordy est une filiale de Motown, patrie incontestée de cette soul proprette et rangée qui a provoqué, par réaction, la naissance du funk.

Dans l'univers du rhythm & blues, ce mouvement remonte à l'année 1967 quand sortent quasiment simultanément Funky Broadway - une danse lancée par
Dyke & The Blazers et popularisée par Wilson Pickett - Funky Donkey, un instrumental proposé par le batteur de studio Bernard " Pretty" Purdie, et Boogaloo Down Broadway de Fantastic Johnny C. La saison 1968 ne fait que renforcer la tendance avec Funky Boo-Ga-Loo de Jerry-O, Funky Fever de Clarence Carter, Funky Judge de Bull & the Matadors et Funky Street d'Arthur Conley
. La proportion importante des instrumentaux dans cette récolte funky donne une idée du pouvoir rythmique de ces hits, mais il faut s'intéresser à l'étymologie même du mot "funk" pour comprendre la portée de ce phénomène.

Il semble que l'origine du mot vienne des Flandres, où fonck trahit l'épouvante dans le parler populaire du XVIIe siècle. La peur étant souvent associée à des odeurs désagréables (ne dit-on pas "suer la peur"?), funk ouvre bientôt son champ sémantique poùr désigner plus généralement tout ce qui sent mauvais, à commencer par les émanations nauséabondes du tabac qui se consume. À cette acception olfactive se greffe par intermittence la mélancolie, mais aussi la crainte de l'échec. Chez les jeunes Anglais bien élevés d'un établissement scolaire chic comme Eton au début du Xxe siècle, to funk signifie "rater quelque chose ", souvent à cause de la peur. L'Amérique noire s'approprie très tôt le mot funk pour désigner toute odeur puissante et forte, et plus particulièrement celle qui accompagne l'acte amoureux. Il ne fait pas de doute que la similarité entre funk et le mot d'argot américain fuck aura joué un rôle dans cette évolution. Rien d'étonnant alors à ce que le mot funk envahisse l'univers de la musique populaire noire, considérée comme éminemment obscène dans l'esprit de l'Amérique puritaine. Si l'adjectif funky est usité dès l' entre-deuxguerres par les musiciens afro-américains pour qualifier le côté terre à terre du blues, le jazz est le premier à faire du funk un style volontairement "sale" et rudimentaire, proche des sources du gospel et du blues, en opposition ouverte avec l'intellectualisme du bebop et du cool. Opus De Funk, l'un des premiers enregistrements du pianiste
Horace Silver en 1953, semble être l'acte de naissance de cette école qui prendra par la suite, avec Ray Charles, le nom de soul jazz. A travers Charles, on voit comment s'établit furtivement une première connexion entre funk et soul, en attendant que James Brown
, déjà couramment considéré comme le Godfather de la soul, parraine définitivement la révolution funk.

Omniprésent à la tête des charts R&B depuis la fin des années 1950, le "Créateur" (autre surnom de la star) n'a jamais été compris du grand public américain qui le boude dans ses hit-parades Pop. Définitivement réfractaire au crossover,jamais à court d'idées lorsqu'il s'agit de remettre en cause l'assimilation de la musique noire par le show-business blanc, Brown annonce la révolution funk dès l'été 1965 sur un ton patriarcal avec
Papa's Got a Brand New Bag (Papa a un tout nouveau truc). Pour avoir la recette de cette soul d'un nouveau genre, il suffit d'écouter les disques de Brown, désormais auto-décrété Minister of New New Super Heavy Funk: des riffs de cuivres cinglants conçus comme autant de ponctuations,des accords de guitare secs et étouffés, une ligne de basse proéminente, un tempo compulsif, une batterie mettant l'accent sur les premier et troisième temps de chaque mesure, etles feulements rauques deJB. Une musique sensuelle, contagieuse, créée pour la danse, qui affirme au passage, haut et fort, la fierté d'être noir
et la suprématie rythmique des Afro-américains. Peut-être parce que l'idée ne viendrait à personne de remettre en cause ses droits sur un style qu'il vient de créer, James Brown ne ressent qu'accessoirement le besoin d'utiliser le mot funk dans les titres de ses succès. Après Papa's Got a Brand New Bag, il chante 1 Got You (1 Feel Good) (1965), Ain't That a Groove (1966), Cold Sweat (1967), Say It Loud - Tm Black and Tm Proud (1968) avant de déclarer non sans humour en 1969 Ain't It Funky Now.

Très vite, le cas Brown fait école auprès d'autres pionniers de la soul comme
Wilson Pickett, les Isley Brothers qui prennent un tournant funk en 1969 avec It's Your Thing, jusqu'aux Temptations qui renoncent aux ballades inoffensives de leurs débuts pour interpréter un vibrant Papa Was a Rolling Stone en 1972 sous l'impulsion de leur producteur Norman Whitfield. Dans le même temps, d'autres groupes font leur apparition sur les hit-parades noirs, en revendiquant leur funk de façon très théâtrale: les Meters qui établissent un lien primordial avec La NouvelleOrléans, les Ohio Players (anciens accompagnateurs de Wilson Pickett à l'époque des Falcons), Beginning of the End, Charles Wright & the Watts 103rd Street Rhythm Band, un peu plus tard les Blackbyrds et Earth, Wind & Fire ... Mais au sein de la nouvelle génération, les ensembles de funk les plus flamboyants sont des héritiers directs de James Brown. C'est vrai de Maceo and AlI the King's Men, un groupe dirigé par le saxophoniste Maceo Parker, ancien pilier de l'orchestre de Brown; c'est surtout le cas du chanteur et bassiste William " Bootsy" Collins
qui quitte les ].B.'s en 1971 pour former les House Guests.

Originaire de Cincinnati - patrie des disques King qui ont découvert James Brown - Collins a monté les Pacesetters, un quartette qui accompagne en studio les vedettes King avant de devenir l'orchestre attitré de JB. "Bootsy était champion toutes catégories de la basse quand je l'ai rencontré ", raconte Brown. "Je lui ai montré l'importance du premier temps dans le funk, et avec tous ces trucs incroyables qu'il savait déjà faire au plan technique, il a pu prendre son envol. " Le véritable essor de Collins passe par son émancipation; après avoir quitté Brown, il s'associe à un autre spécialiste ès-funk,
George Clinton, fondateur de Funkadelic
en 1969. Ensemble, les deux chanteurs vont faire des étincelles tout au long de la décennie suivante avec un sens de la révolte qui n'aura d'égal que leur humour iconoclaste et corrosif.

L'autre grand maître du funk psychédélique est
Sylvester Stewart, plus connu sous le nom de Sly Stone, qui infuse une bonne dose de funk dans les mouvements alternatifs qui se développent à la fin des années soixante en Californie. Sous les couleurs de Columbia/ Epic, Sly & the Family Stone, avec la basse omniprésente de Larry Graham, commencent par s'intégrer à la vague hippie (Dance to the Music) avant de passer à des textes engagés reflétant les préoccupations militantes grandissantes des ghettos sur l'album There's a Riot GoingOn. Avec le temps et l'érosion progressive des mouvements politiques afro-américains les plus virulents, laminés par le FBI et l'administration Nixon, le funk perd une large part de ses débouchés au moment où le show-business le caricature pour susciter l'émergence du disco. Pour le funk, qui voit le métier du disque limiter ses ambitions à l'animation des pistes de danse avec des ensembles comme Fatback ou Cameo, la seconde moitié des années 1970 est une période artistiquement confuse que Rufus & Chaka Khan parviennent à sauver de la stérilité en célébrant à leur manière les retrouvailles du funk avec le jazz, tandis que les Isley Brothers poursuivent imperturbablement leur route dans un registre funky. Mais les principaux champions de la cause du funk tout au long des années disco restent George Clinton, Bootsy Collins et leurs adeptes. A la tête de Funkadelic, Clinton enregistre One Nation Under a Groove en 1978, ralliant ses troupes à l'aide du "Funk U sign ", un poing levé d'où émergent l'index et le petit doigt, choisissant comme slogan: "Rescue Dance Music from the Blahs" (Sauvons la musique de danse des nases). Parallèlement, les Soul Searchers de Chuck Brown l
ancent à Washington le Go-Go, un style de funk radical annonciateur du rap qui trouvera bientôt d'autres porte-parole avec les groupes Trouble Funk et E.U.

Les deux dernières décennies du xxe siècle ont proposé de nouvelles alternatives pour le funk alors que l'Amérique reaganienne suscitait dans les ghettos des réactions d'autodéfense aussi destructrices qu'individualistes. Parallèlement à l'émergence du rap, on assiste avec
Rick James à la naissance du PunkFunk dont l'appellation indique clairement les intentions. Au même moment, Prince et sa famille musicale profitent des avancées de l'électronique pour faire entrer le funk dans l'ère techno, tout comme Roger Troutman et Zapp qui permettent au funk de conserver ses qualités essentielles: l'humour et le sens du dérisoire. Au tournant du millénaire, le funk, omniprésent dans la musique afro-américaine par le biais du hip-hop, et même de la variété noire de Michael jackson et sa sœur Janet,
ne court guère le risque de disparaître. Mais s'il ne veut pas perdre son âme, il lui faudra impérativement veiller à garder son esprit effronté et décalé.

Sebastian Danchin

 

Par dorian
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 19 mai 2008
sortie chez  flammarion
DISCO  de florent mazzoleni 
un trés beaux livre que j'aime beaucoup  ,Illustré de nombreuses (pochettes de disques ,photo ,affiches de film .
Au fur et à mesure de la lecture ce livre donne vraiment envie de découvrire tout ces disques ou de les  ré-écouter  
avec au sommaire ,
1 )  les influences du disco  :
les dances individuelles :le twist ,locomotion , monkey ,boogaloo popcorn ect ....
le règne  funk :james brown , dyke & blazers , sly & the family stone , charles wright ect...
le memhis sound : booker t & the MG's , issac hayes , al green ect....
blackploitation , barry white , et les influences afrcaines
2 ) le role des DJ
les pionniers : fancis grasso  , david mancuso , nicky siano , walker gibbons , larry levan ect...
la naissance du remix et du maxi 45t  , la musique éléctronique .
3 ) la naissance d'un son nouveau:
philadelphia international ,gamble & huff , msfb ,thom bell ect....
salsoul records ,double explosure ,  first choise , salsoul orchestra , loleatta holloway
les pionniers du son disco , bt express , bohannon , van MCcoy ect....
4 ) 1977 et l'explosion disco :
la fievre du samedi soir
l'émergence d'une culture gay
le culte du moi disco , studio 54 , chic , sister sledge les divas disco ,disco et funk tir groupé
kool & the gang , bar-kays , jackson , earth wind & fire , isley brother  ect...
les opportunistes disco  , candi staton , ester phillips , gladys knight  , ashford & simpson , labelle ect....
5 )  les roi du disco :
le son de miami , timmy thomas , kc & the sunshine band , george McGrae , peter brown , t connection ect...
casablanca records , donna summer , meco , giorgio moroder  ect...
motown disco ,thelma houston , the commodores , eddie kendricks , stevie wonder  ect....
le son de philadelphie , the o'jays , the trammps , billy paul , instant funk  ect....
le son de san francisco , sylvester , two tons of fun
le son de new york , prelude , france joli , patrick adams , musique ,  ect....
disco expérimentation  ,p&p records patrick adams , artur russell
6 ) l'école européenne
silver convention  , boney m , eruption  ect.....
la french touch , cerrone don ray, sheila ,dalida , claude francois ect....
l'odyssée belolo & morali
7 ) la fin d'un age d'or
disco sucks
disco et prémices du hip hop
hispano & italo disco
le paradise garage

voila en gros ce que vous trouverais dans ce magnifique ouvrage
Par dorian
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Profil

  • : papafonk
  • zousfunk.com

.

Le but est de vous présenté tout les livres disponible sur la musique Soul Funk (en francais) , avec la présentation de l'éditeur , et un petit mot de ma part , n'ésité pas a donner votre avis  Merci.

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus